16 janvier 2026

Comment rendre vos opérations au sol plus durables en 2026

Sur la plupart des rampes, la question de la durabilité ne se pose plus en termes d’intention ou de conviction. Tout le monde est en accord là-dessus.

La question est devenue beaucoup plus opérationnelle : qu’est-ce qu’on peut réellement changer sans mettre en difficulté l’exploitation, le budget ou l’organisation ?

Car sur le terrain, les opérations au sol se déroulent sous pression permanente. Les volumes fluctuent, les ressources sont comptées, les infrastructures ne suivent pas toujours, et les équipes sont déjà très sollicitées. Dans ce contexte, la durabilité ne fonctionne que si elle s’intègre au quotidien. Pas l’inverse.

La bonne nouvelle, c’est que des progrès concrets ne nécessitent pas forcément de projets lourds ou de transformations radicales. Bien souvent, ce sont des ajustements simples, pragmatiques, qui finissent par faire la différence.

Commencer par les données, pas par les suppositions

De nombreuses démarches échouent parce que les décisions reposent sur la manière dont la flotte devrait être utilisée, et non sur la manière dont elle l’est réellement.

Les outils de gestion de flotte changent la donne. Ils apportent des faits. Des heures d’utilisation réelles. Des temps d’immobilisation. Des déséquilibres parfois invisibles.

Et ce que l’on découvre est rarement spectaculaire. C’est plus subtil. Certains équipements sont surexploités, d’autres presque jamais utilisés. La maintenance est parfois déclenchée trop tôt, parfois trop tard. Des unités de réserve existent “au cas où”, sans jamais être mobilisées.

Rien d’inhabituel. Mais une fois ces éléments visibles, ils deviennent actionnables.

La maintenance préventive digitale joue aussi un rôle clé. Elle ne supprime pas les pannes, mais elle réduit les imprévus. Moins d’arrêts non planifiés, moins de réparations d’urgence, moins de solutions de remplacement de dernière minute. Et cela améliore déjà la performance globale, sans changer la flotte.

La réduction des déchets se joue sur la rampe, pas dans les rapports

La gestion des déchets est rarement un problème technologique. C’est avant tout une question d’organisation.

Sur la rampe, le gaspillage est souvent lié aux habitudes. Commander trop de pièces. Remplacer des composants plus tôt que nécessaire. Mettre au rebut des équipements parce que la remise à niveau paraît plus complexe que le remplacement.

La formation et la sensibilisation sont essentielles. Pas sous forme de campagnes ponctuelles, mais intégrées aux pratiques quotidiennes. Des processus clairs, des règles réalistes, et des partenaires capables de revaloriser les matériaux plutôt que de les éliminer systématiquement.

Un GSE en fin de cycle de vie n’est pas forcément en fin d’usage. Dans de nombreux cas, la rénovation ou la remise à neuf complète est une option tout à fait pertinente, sur le plan opérationnel comme environnemental.

L’électrification, sans illusion

L’électrification est efficace. Personne ne le conteste.
Ce qui est moins souvent abordé, ce sont ses limites opérationnelles à court terme.

Contraintes d’infrastructure, capacité électrique, logistique de recharge, pics d’activité… ce sont des réalités. Les ignorer n’aide personne.

C’est pourquoi de nombreux opérateurs commencent par cibler les équipements les plus utilisés ou les plus énergivores. Convertir ces unités en priorité permet déjà de réduire significativement les émissions, le bruit et l’impact sur la qualité de l’air.

Et lorsque l’électrification complète n’est pas encore possible, les solutions hybrides ou à carburants alternatifs constituent souvent une étape intermédiaire efficace. Pas parfaite, mais réaliste.

Le matériel d’occasion n’est plus un compromis

Le GSE d’occasion est parfois encore perçu comme une solution par défaut. Dans les faits, il est devenu un levier stratégique.

Lorsqu’il est correctement rénové et remis à neuf selon les standards OEM, il offre des performances fiables pour une exploitation quotidienne. Il est disponible plus rapidement, nécessite moins d’investissement initial et limite l’impact environnemental lié à la production de matériel neuf.

Pour les opérateurs confrontés à des variations d’activité ou à des besoins temporaires, il apporte aussi une flexibilité précieuse. Et sur la rampe, la flexibilité est souvent plus utile que l’optimisation théorique.

La durabilité est un résultat, pas un point de départ

Sur le terrain, la durabilité ne résulte presque jamais d’une décision unique. Elle est le fruit d’une succession de choix opérationnels.

Une meilleure visibilité grâce aux données. Une maintenance plus intelligente. La rénovation plutôt que le remplacement. Une électrification ciblée. Une gestion responsable des actifs.

Pris séparément, ces leviers ne sont pas révolutionnaires. Ensemble, ils rendent les opérations plus simples à piloter, plus conformes aux exigences réglementaires et plus résilientes sur le long terme.

C’est dans cette logique qu’AES accompagne les aéroports et les prestataires d’assistance. En travaillant sur des actions concrètes, adaptées à la réalité de la rampe. Non pas pour poursuivre un idéal abstrait, mais pour rendre la durabilité opérationnelle.